Le baroque italien

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Date / Heure
Date(s) - 09/06/2015
19:30 - 21:30

Emplacement
Eglise Saint-Gabriel

Catégories


FLYER ENVOL RECTO

L’Ensemble Vocal Loré vous propose d’écouter des compositeurs
appartenant au baroque italien et, sans doute, de découvrir certains
d’entre eux.
S’il n’est pas nécessaire de présenter Antonio Vivaldi (né à Venise en 1678 –
mort à Vienne en 1741) dont nous entendrons le fameux In Furore, il faut
vraisemblablement situer deux de ses contemporains : Caldara et d’Astorga.
Comme Vivaldi, Antonio Caldara nait à Venise (1671) et décède à Vienne (1736)
où il s’était installé dès 1712.
Considéré par ses contemporains et par ses successeurs comme un maître du
contrepoint, Caldara est un compositeur longtemps négligé que l’on commence
à réhabiliter depuis quelques années seulement.
Il nous a pourtant laissé une oeuvre riche et abondante comportant de nombreux
opéras, des sérénades, près de 75 cantates, une trentaine de messes et autant
d’oratorios, des pièces vocales religieuses et profanes et de musique
instrumentale.
Composition tardive (1735), la Missa dolorosa met parfaitement en valeur les
qualités d’éminent contrapuntiste et de mélodiste de son auteur.
Le baron Emanuele d’Astorga, de son vrai nom Gioacchino Cesare Rincón serait
né le 20 mars 1680 (le 11 décembre 1681, pour certains biographes…) à Augusta,
en Sicile.
Confronté aux échecs politiques de son père, à une vie familiale agitée, il quitte
le foyer de ses parents et s’installe à Rome. Il mène ensuite une vie mouvementée,
ponctuée de déboires financiers qui le conduisent à Gênes, Venise, Barcelone,
Vienne qu’il quitte en 1714 pour retourner à Palerme. En 1721, il quitte la Sicile,
en abandonnant sa famille, et s’installe à Lisbonne. Il se serait installé à Londres
pour deux saisons avant d’émigrer en Bohême où il serait décédé le 21 août 1736.
La vie d’Emanuele d’Astorga se décline donc au conditionnel.
Nous savons également peu de choses sur son oeuvre.
Il nous laisse 3 opéras – dont « Dafni », son plus grand succès dont nous ne possédons
plus que l’ouverture et le premier acte – et environ 165 cantates profanes
dans le style d’Alessandro Scarlatti. Le Stabat Mater en ut mineur est son unique
composition religieuse ; jamais jouée de son vivant, elle sera très populaire en
Europe de 1760 à 1840 et connaîtra plusieurs éditions à l’époque romantique.
Encore un compositeur oublié que nous voulons vous faire découvrir.